Le changement climatique a détruit plusieurs plantes et animaux sur terre. Selon les Nations Unies, dans les prochaines décennies, si nous continuons à chauffer la terre comme c’est le cas en ce moment, nous devrons peut-être perdre un million d’espèces animales et végétales. L’exposition à long terme à des températures élevées, même les créatures les plus tenaces de toutes les créatures – les Tardigrades – se sont révélées faibles, et elles seront difficiles à tolérer lorsque le changement climatique deviendra extrême. Cela suggère que même les espèces autrefois considérées comme indestructibles auront du mal à s’adapter au réchauffement climatique et au changement climatique.

Depuis l’Antiquité, les tardigrades – communément appelés ours d’eau ou porcelets moussus – sont des espèces emblématiques de la résilience. On les trouve principalement dans les zones humides, mais aussi dans les sédiments marins et d’eau douce. Ces minuscules créatures (entre 0,3 et 0,55 millimètres de longueur) ont survécu aux 5 extinctions de masse sur Terre et peuvent tolérer des conditions extrêmes. Que ce soit à haute température ou à basse température, à haute pression ou sans nourriture pendant de nombreuses années, ces créatures microscopiques peuvent survivre à n’importe quoi – même le vide spatial, un manque d’oxygène ou un rayonnement cosmique élevé.

Le changement climatique menace les Tardigrades, l'affiche Espèce de résilience

Ils obtiennent ce pouvoir « surnaturel » grâce à leur capacité à se dessécher, à reconfigurer leur corps et à entrer dans un état de dessèchement – un processus connu sous le nom de dessiccation (élimination de son eau) qui peut être induit par des conditions extrêmes telles que le manque d’eau autour d’eux. En raison de leur attribut « d’espèce immortelle » dû à la présence de gènes protecteurs, les tardigrades ont fait l’objet de plusieurs études par des scientifiques du monde entier qui pourraient, à l’avenir, ouvrir les portes de l' »immortalité » pour les êtres humains !

Des études récentes présentent cependant suffisamment de preuves pour que les Tardigrades ne soient plus considérés comme indestructibles. Leurs capacités à défier la mort pourraient ne plus fonctionner face aux changements climatiques extrêmes qui ont été provoqués par les activités humaines, comme la combustion de combustibles fossiles, notamment le charbon, le pétrole brut et le gaz naturel. Une des 1300 espèces connues, Ramazzottius varieornatus (un peu compliqué à prononcer »:) ), s’est avérée vulnérable à une longue exposition à des températures élevées qui devraient devenir plus courantes dans les décennies à venir. Les Tardigrades bien hydratés dans des conditions normales, lorsqu’ils sont exposés à des températures élevées, se sont avérés morts même en cas de légère augmentation de la température. Ceux qui ont été préséchés avant d’être exposés à une hausse de température pourraient supporter un degré de température plus élevé.

Le changement climatique devant s’aggraver dans les prochaines décennies, la fréquence des vagues de chaleur et des sécheresses augmenterait considérablement, ce qui aurait un impact négatif sur de nombreux organismes, y compris les Tardigrades, augmentant ainsi leur taux de mortalité. Cette augmentation du taux de mortalité des Tardigrades, à son tour, pourrait avoir un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’écosystème où ils vivent. Ce fait souligne la gravité du changement climatique et la difficulté qu’auraient les créatures les plus résistantes de la planète à faire face aux conséquences du changement climatique induit par l’homme ; et, si nous ne prenons pas de mesures radicales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous pourrions devoir nous préparer à un avenir catastrophique !

Sources:
https://www.britannica.com/animal/tardigrade

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