Réchauffement climatique, avons-nous une solution ?

Le réchauffement climatique a provoqué une augmentation alarmante de la température dans le monde entier. Les scientifiques doivent donc se dépêcher d’étudier et de trouver d’autres réponses et solutions pour limiter les effets du changement climatique. À partir d’un mélange de solutions innovantes et prometteuses, les biotechnologistes ont expérimenté la modification du génie génétique des plantes. Bien que la plupart de ces solutions n’en soient qu’à leurs débuts, elles nous donnent une lueur d’espoir dans notre lutte contre le changement climatique.

Au cours des trente dernières années, le niveau de dioxyde de carbone a augmenté de 20 %, passant de 310 parties par million en 1990 à 415 actuellement ! Cette hausse du dioxyde de carbone et des autres gaz à effet de serre est le résultat de la combustion de combustibles fossiles tels que le charbon, le gaz naturel et le pétrole brut pour les besoins énergétiques. Réduire les émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère reste un défi herculéen et c’est ce que la communauté scientifique mondiale s’est efforcée de réaliser au fil des ans. Qu’il s’agisse de réduire au silence le gène responsable de la libération de gaz par les arbres responsables du changement climatique ou de moduler le métabolisme des plantes pour augmenter l’absorption du dioxyde de carbone par les plantes, les dernières solutions biotechnologiques peuvent faire partie de notre stratégie d’action pour le climat.

Les scientifiques étudient comment la modification génétique de certaines plantes peut leur permettre d’absorber davantage de dioxyde de carbone tout en augmentant le rendement des cultures. La respiration du sol et de la végétation libère 120 gigatonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, alors que les plantes peuvent en absorber jusqu’à 123 gigatonnes par le processus de photosynthèse. Cependant, l’émission de CO2 par les activités anthropiques représente 10 gigatonnes. Cet excès de 7 gigatonnes de CO2 est à l’origine du réchauffement climatique.

Les chercheurs ont expérimenté la modulation du métabolisme de certaines plantes qui peuvent absorber plus efficacement le CO2 résiduel. Cela peut permettre à certaines plantes d’absorber 5 fois plus de CO2 et de produire plus de biomasse. Les diatomées modifiées qui pourraient être cultivées dans des sablières peuvent aider à réduire les émissions élevées de CO2. Cela pourrait être particulièrement vital pour les villes du golfe Persique où le changement climatique devrait faire monter leur température à 50 ou même 60 degrés Celsius. En outre, la production d’une biomasse accrue peut contribuer à nourrir la population mondiale croissante.

Certains arbres sont responsables de la libération de gaz qui non seulement contribuent au changement climatique, mais qui polluent également l’air. Les scientifiques ont maintenant fait taire l’expression de ces gènes dans certains de ces arbres qui libèrent de l’isoprène nocif qui se combine avec les polluants atmosphériques pour former des aérosols et de l’ozone. Par exemple, les peupliers, qui sont une grande source de biocarburants et d’autres produits comme le papier et le contreplaqué, libèrent de l’isoprène dans les périodes de stress comme les températures élevées et la sécheresse.

Non seulement l’isoprène réagit davantage avec d’autres substances dans l’atmosphère pour créer de l’ozone et des aérosols, mais il peut également augmenter la durée de vie d’autres gaz à effet de serre comme le méthane, qui a une capacité de rétention de la chaleur encore plus grande que celle du CO2. Grâce à une modification du code génétique, les scientifiques peuvent désormais supprimer la libération d’isoprène sans avoir d’impact sur la production de biocarburants ou de biomasse. Pour mettre en œuvre ces solutions biotechnologiques à une plus grande échelle, il faudrait davantage de financement et d’investissements.

Ecologie Citoyenne – Le blog pour en savoir plus sur l’écologie

Lire les derniers articles